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EXPOSITION UNIVERSELLE de 1855

Des BEAUX-ARTS

Méthode critique (extrait)

 

« … Je le demande à tout homme de bonne foi, que dirait, qu’écrirait un de ces « professeurs-jurés » modernes (la nation en regorge) en face de phénomènes insolites, que dirait-il en face d’un produit chinois, produit étrange, bizarre, contourné dans sa forme, intense par sa couleur, et quelquefois délicat jusqu’à l’évanouissement ? Cependant c’est un échantillon de la beauté universelle ; mais il faut pour qu’il soit compris, que ce critique, ce spectateur opère en lui-même une transformation qui tient du mystère, et que, par un phénomène de la volonté agissant sur l’imagination, il apprenne de lui-même à participer au milieu qui a donné naissance à cette floraison insolite. Peu d’hommes ont cette grâce divine du cosmopolitisme ; mais tous peuvent l’acquérir à des degrés divers […] Aucun voile scolaire, aucun paradoxe universitaire, aucune utopie pédagogique, ne doivent s’interposer entre eux [spectateurs] et la complexité vérité [l'objet regardé]… »

Une phrase (citée de mémoire) dont j’ai oublié l’auteur, résume bien le propos de Baudelaire tout en l’élargissant (150 ans d’images fixes ou mouvantes depuis 1855) quant à l’attitude que doit avoir le spectateur :

"Une image nous dit comment elle doit être regardée."

 

On peut étendre cette règle à tous les arts.

 

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